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L’ANNÉE 2019

L’hiver n’a pas refroidi notre nature comme il aurait fallu, et nous pensons, dès cette période, qu’il manquera d’eau durant la saison.

Comme nous le pressentions, début avril laisse apparaître les premières feuilles. La nuit étoilée du 4 avril entraine un - 3 annoncé, et dès le lendemain, nous constatons les dégâts. Mais nous sommes privilégiés à Pernand : pas de désastre.

La pousse est rapide, avec une fleur début juin...

Deux périodes caniculaires mettent nos vignes ainsi que leurs vignerons à l’épreuve. L’oïdium s’installe, et les chaleurs ne laissent guère de marge pour travailler avec douceur le feuillage mis à mal.

Lundi 10 septembre : vendanges.

Petits volumes en blanc. Les rouges sont plus abondants. Le mustimètre bat des records, mais à notre étonnement, les acidités se maintiennent. À la fin des fermentations alcooliques, il nous faut faire preuve d'une grande attention pour éviter un arrêt car les levures travaillent difficilement avec des degrés élevés.

Peut-on parler d’un nouveau millésime exceptionnel ?

Sans aucun doute pour les blancs : les vins sont très complexes, et malgré leurs 14°, ont une sève minérale appréciable ; le nez emporte vers d’autres registres aromatiques toujours frais.

Les rouges sont bien structurés : notre travail avec la grappe entière les garde dans la fraîcheur, et leur offre même un côté « aérien » - ou une absence de lourdeur, ce qui signifie une belle réussite.

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